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Les personnes vivant avec le VIH vont enfin avoir leur réseau
Lundi 17 octobre 2005
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LESOTHO: Les personnes vivant avec le VIH vont enfin avoir leur réseau


[Cet article ne représente pas le point de vue des Nations Unies]



©  UNICEF/Giacomo Pirozzi

Il est grand temps que les personnes qui vivent avec le virus au Lesotho puissent se faire entendre

JOHANNESBOURG, 13 avril (PLUSNEWS) - Depuis plusieurs semaines, les personnes vivant avec le VIH/SIDA (ou PVVIH) se préparent au lancement de leur réseau national, le premier à être mis en place dans ce petit royaume montagneux.

La nécessité de créer une structure pour coordonner les activités et représenter les nombreuses organisations de PVVIH se faisait sentir depuis longtemps mais il a fallu attendre 2004 pour qu'un comité de travail soit enfin mis en place, a dit à PlusNews Tim Rwabuhemba, représentant local du programme conjoint des Nations Unies sur le sida (Onusida).

Depuis, le comité, constitué de représentants de diverses associations de personnes séropositives et d'organisations non-gouvernementales, a été chargé de la mise en place du réseau.

Suite aux ateliers et aux réunions organisés dans les dix districts du royaume, Bakoena Chele, membre du comité de travail et secrétaire général de l'organisation Action Positive, a dit à PlusNews que, contrairement à ce qu’il pensait, de nombreuses associations de PVVIH existaient sur le terrain.

«Elles naissent dans toutes les régions et ont besoin d'être soutenues et guidées», a dit Chele. «Personne ne les connaît. Une fois mis en place, le réseau va élaborer une base de données pour répertorier toutes ces organisations».

L’étape suivante consiste à finaliser le document qui définit les statuts du réseau en prenant en compte les remarques faites par les différentes organisations et à choisir une date pour le lancement officiel du réseau.

Selon Rwabuhemba, «plusieurs raisons, qui ne sont pas propres au Lesotho», ont retardé la mise en place de ce réseau.

«Certains craignaient que le réseau ne fasse de l’ombre aux associations déjà existantes, qu'il n'attire plus d'attention ou de ressources», a t-il expliqué.

Les rivalités entre les différentes organisations ont aussi contribué à ralentir le processus, a estimé Chele. Cependant, avec la pression des communautés de base et des bailleurs de fonds, ces organisations ont été obligées de mettre de coté leurs «calculs mesquins».

«Les gens se lamentent, en disant que ça a pris trop de temps et qu'il est grand temps que nous nous regroupions au sein d’un organisme, ce qui nous permettra de mieux nous faire entendre», a t-il ajouté.

Un réseau national jouant essentiellement un rôle de plaidoyer, selon Rwabuhemba, pourrait permettre aux associations de PVVIH d’exercer une pression plus forte pour obtenir des financements des bailleurs de fonds et un engagement plus important des personnes vivant avec le virus.

L'absence d'une organisation de ce type a aggravé la stigmatisation dans le royaume, a noté Chele, les personnes séropositives ne dévoilant pas leur séropositivité. «Avec la mise en place du réseau, nous espérons être mieux armés pour affronter la peur et la stigmatisation», a-t-il dit.

Cependant, Rwabuhemba a estimé que les expériences vécues récemment par certaines organisations de PVVIH ne pouvaient être passées sous silence.

L'année dernière, le commissaire général aux comptes d'Afrique du Sud a découvert que plusieurs organisations de lutte contre le sida n'avaient pas utilisé de manière appropriée les fonds alloués par l'Etat.

Le cas de l'association nationale des personnes vivant avec le VIH/SIDA (NAPWA), a été cité. En deux ans, la NAPWA a reçu de l'Etat plus de cinq millions de rands (814 000 dollars), mais selon la presse, elle a été obligée de fermer plusieurs de ses bureaux régionaux et n’a pas payé son personnel.

La COCEPWA, une organisation de soutien aux personnes séropositives au Botswana, a été obligé de mettre un terme aux activités de ses sept centres après que les bailleurs de fonds aient suspendu leurs financements, se plaignant de l’incapacité de l’organisation à gérer ses ressources.

«Nous voudrions tout de suite tirer les leçons du passé pour éviter de commettre les mêmes erreurs», a expliqué Rwabuhemba. «C’est pour cela qu’il était important de définir le rôle et les capacités du réseau national du Lesotho dès sa naissance, afin de s'assurer que l'organisation ne serait pas dépassée par ses responsabilités».

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The Global Fund to fight AIDS, Tuberculosis & Malaria
International HIV/AIDS Alliance
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