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CÔTE D IVOIRE: Le gouvernement veut relancer la lutte contre le sida


[Cet article ne représente pas le point de vue des Nations Unies]



©  IRIN

Les populations du nord de la Côte d’Ivoire n'ont pas accès aux soins ni au dépistage

GRAND-BASSAM , 3 octobre (PLUSNEWS) - Le ministère ivoirien de la Santé a dit vouloir relancer la lutte contre le VIH/SIDA et mieux prendre en charge les personnes infectées, qui ont subi des ruptures régulières de médicaments au cours de cette année.

Au terme d’un atelier sur la gestion de l’approvisionnement et de la prescription des traitements antirétroviraux (ARV), qui prolongent l’espérance de vie des personnes vivant avec le VIH/SIDA, le ministre Albert Mabri Toikeuse s’est dit prêt à “donner une nouvelle impulsion à la lutte contre le sida”, dans un des pays les plus affectés par la pandémie en Afrique de l’ouest.

«Nous tentons de faire de notre mieux”, a dit le ministre samedi, alors que se clôturait cette rencontre qui a réuni, pendant trois jours, l’ensemble des intervenants sur le sida à Grand Bassam, à quelques dizaines de kilomètres d’Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire.

Le taux de prévalence national est estimé à sept pour cent par les Nations unies. Mais plusieurs organisations, parmi lesquelles RetroCI, un projet financé par le département américain de la santé, estiment que ce taux pourrait dépasser 11 pour cent à l’intérieur du pays, notamment dans le nord tenu par la rébellion armée des Forces nouvelles.

“Le problème du sida est une affaire de droits de l’homme. Mais le gouvernement ne trahira pas ses engagements, nous avons les ressources pour faire face à la maladie”, a poursuivi le ministre.

Le ministre Mabri Toikeuse s’est notamment engagé à mettre en place un Comité national de gestion des ARV, une des nombreuses mesures préconisées par les participants à l’atelier.

Cette année, la Côte d’Ivoire a été confrontée à des ruptures chroniques de certains ARV dits de ‘spécialité’ alors que d’autres molécules génériques étaient disponibles en grandes quantités. Un déséquilibre “artificiel”, selon le ministre, attribué entre autres à la réticence de certaines médecins à prescrire ces génériques.

Les participants à l’atelier de Grand-Bassam -- des professionnels de la santé, des organisations de personnes vivant avec le virus, des responsables gouvernementaux et les partenaires institutionnels et financiers -- ont notamment diagnostiqué des faiblesses dans l'approvisionnement, la gestion des stocks et la prescription des ARV en Côte d’Ivoire.

Ces faiblesses affectent la disponibilité et la gestion des financements destinés à l’achat des ARV, ont-ils signalé.

Les autorités ivoiriennes admettent que l’absence de planification des stocks et le manque de coordination entre les différents centres de prise en charge sont responsables des ruptures d’ARV qui ont affecté ces derniers mois la vie des milliers de personnes sous traitement.

Selon Hélène Memain, du ministère de la Santé, le gouvernement n’a “pas tenu compte des nouveaux centres de prise en charge qui allaient s’ouvrir au cours de l’année”. Elle a déploré que les commandes d’ARV n’aient pas accompagné l’augmentation du nombre de personnes mises sous traitement, soit 14 000 patients.

En Côte d’Ivoire, quelque 51 centres de santé prennent en charge les personnes qui vivent avec le VIH/SIDA dans 14 des 19 régions du pays, et les autorités comptent en ouvrir 17 de plus d’ici la fin de l’année.

Afin que toutes les personnes qui ont besoin d’un traitement puisse en bénéficier, les participants à l'atelier de Grand Bassam ont préconisé que les pharmacies privées puissent, elles aussi, être approvisionnées en ARV. La pharmacie de la santé publique, PSP, garderait le contrôle de l’achat et du renouvellement des stocks au niveau national.

Mais pour le ministre Mabri Toikeuse, la mise à disposition des traitements est également une question de mobilisation des ressources financières.

“Je prends l'engagement de réunir une table ronde avant la fin de l'année”, a indiqué le ministre, qui a expliqué que le manque de disponibilités financières avait contrarié l'objectif du gouvernement de prendre en charge 63 000 personnes d’ici la fin de 2005 dans le cadre le l'initiative ‘3 fois 5’ (trois millions de personnes sous traitement d’ici 2005) lancée en 2003 par l'Organisation mondiale de la santé.

La Côte d’Ivoire a reçu en 2003 un financement du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme de l’ordre de 18 millions de dollars sur deux ans. De son côté, le Pepfar, le plan d’urgence du président George Bush contre le sida, a débloqué 14 millions de dollars sur cinq ans, avec comme objectif de mettre 77 000 personnes sous ARV en Côte d’Ivoire d’ici 2008.

Selon le ministre Mabri Toikeuse, la guerre civile que subit le pays depuis plus de trois ans a considérablement gêné les acteurs de la lutte contre le sida. Ceux-ci n’ont pas pu répondre correctement aux besoins des personnes vivant avec le virus, et notamment des patients qui vivent dans les zones sous occupation rebelle.

“La crise a affecté nos efforts pour faire face à la maladie. Le personnel de santé a abandonné des patients et les populations qu'ils assistaient”, a dit le ministre. “En plus de cela, la Banque mondiale a suspendu son programme multisectoriel sur le sida (Map) et des organismes de coopération bilatérale ont suspendu leurs projets.”

“Nous avons été si affectés que notre réaction n'a pas été à la hauteur de l'ampleur de l’épidémie”, a expliqué le ministre Mabri Toikeuse.

Dans un premier temps, le comité national de gestion des ARV aura pour principale mission de coordonner les acteurs de la lutte contre l’épidémie sur le terrain.

Le Programme national de prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH (PNPEC, rattaché au ministère de la Santé) et la PSP sont désormais considérés comme les structures de coordination des ARV, selon les conclusions de l’atelier.

[FIN]




 
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