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BURKINA FASO: Des associations font des miracles dans le dépistage du VIH


[Cet article ne représente pas le point de vue des Nations Unies]



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Le taux de prévalence du VIH au Burkina Faso atteignait 4,2 pour cent fin 2003, un des plus élevés de la région

DAKAR, 7 juillet (PLUSNEWS) - Si le nombre des personnes qui se sont faites dépistées au VIH au Burkina Faso a été multiplié par 12 ces deux dernières années, c’est en partie grâce au succès des associations locales, qui ont été mobilisées autour de cet objectif commun.

En 2004, près de 102 000 personnes, sur un total de 120 000, se sont faites dépister sur les conseils des associations, selon les statistiques du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Burkina Faso.

Deux ans auparavant, ils étaient environ 8 000 à vouloir connaître leur statut sérologique, soit 12 fois moins, a dit le docteur Fodé Simaga, conseiller principal du volet ‘sida et développement humain’ du PNUD dans ce pays très pauvre d’Afrique de l’Ouest.

Ce succès, plusieurs acteurs de la lutte contre le sida l’attribuent en partie au travail associatif et aux premières retombées de la mise en place, il y a deux ans, d’un programme de coordination des associations et organisations non-gouvernementales au Burkina.

Le programme d’appui au monde associatif et communautaire, le PAMAC, est né en mars 2003 à l’initiative du Conseil national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST) et du PNUD.

“L’idée était de professionnaliser les associations de lutte contre le sida pour rationnaliser leurs interventions” et ainsi élargir leur champ d’action, a expliqué Simaga, également coordonnateur du PAMAC.

Une fois coordonnées, les associations affichent des résultats

Par manque de coordination et de reconnaissance institutionnelle, la marge de manoeuvre de ces organisations, pourtant très actives dans le pays tant dans le domaine de la prévention que de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH, était limitée, dans l’espace et dans le temps, a dit Simaga.

Le milieu associatif a commencé à se mobiliser pour lutter contre l’épidémie dès 1986, année de l’apparition des premiers cas de sida au Burkina Faso, a rappelé le PNUD. Mais il a fallu plusieurs années avant que son rôle ne soit reconnu au sein du CNLS.

Aujourd’hui plus d’un millier de structures locales et communautaires participent aux efforts nationaux de lutte contre la propagation du virus, en sensibilisant les populations et en fournissant des médicaments antirétroviraux (ARV) aux personnes vivant avec le VIH.

Ce travail au niveau des communautés a permis d’améliorer la situation des personnes qui vivent avec le VIH/SIDA, non seulement sur le plan de la prévention et du dépistage, mais aussi par rapport à la discrimination, a estimé Issoufou Tiendrébéogo, président de l’association panafricaine solidarité africaine (AAS), et séropositif lui-même.

Avec la présence des associations sur le terrain, “les mentalités ont beaucoup changé, on sent plus d’engagement au niveau familial”, a dit Tiendrébéogo.

“Mais au niveau national, il reste beaucoup à faire, même si l’engagement [des autorités] existe”, a-t-il ajouté, estimant que la création du PAMAC avait donné du poids aux structures associatives et communautaires, qui se font désormais mieux entendre.

Les autorités ont reconnu que sans le travail des associations, l’objectif de mettre 15 000 personnes sous antirétroviraux (ARV) d’ici 2007 serait difficile à atteindre.

Le Burkina compte en effet moins de 500 médecins pour 13 millions d’habitants, alors que le taux de prévalence du VIH atteignait 4,2 pour cent fin 2003, contre 6,1 pour cent en 2001, selon les Nations unies.

Un financement de sept millions de dollars accordé en 2003 par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, ajouté au travail d’organisations internationales comme Médecins sans frontières, ont permis de fournir des ARV à près de 5 000 personnes infectées par le VIH, sur les 45 000 qui en auraient besoin, selon le CNLS.

Un projet qui permet de mobiliser davantage de ressources

“Le monde associatif existait déjà, nous n’avons rien inventé. Mais il n’était pas structuré”, a dit Simaga.

“Nous n’avons fait que nous fonder sur le savoir-faire de ces associations, nous les avons outillées, soutenues et valorisées” pour qu’elles viennent compléter les actions entreprises par les autorités et les partenaires internationaux, a-t-il précisé.

Le soutien du PAMAC au monde associatif passe par la formation du personnel, le paiement des salaires de certains permanents, le financement de campagnes locales de sensibilisation au VIH ou encore l’achat de réactifs pour le dépistage, a dit Simaga. Le programme a aussi permis de créer une importante base de données sur ce milieu peu connu.

“Chaque association s’adapte à son environnement, aucune n’est spécialisée dans le dépistage”, a-t-il expliqué. “Par exemple, certaines vont profiter des ateliers culinaires qu’elles organisent pour faire la promotion du dépistage, d’autres font du porte-à-porte”, a ajouté Simaga.

Il a précisé que le programme voulait aussi améliorer la prise en charge globale des personnes affectées par le VIH par le monde associatif.

La condition pour que les associations reçoivent le soutien du PAMAC est que leurs actions s’inscrivent dans la durée, avec des plans d’action d’un an au minimum, selon le PNUD.

Financé, via le PNUD, par des bailleurs de fonds multilatéraux, comme la Banque africaine de développement et le Fonds mondial, ainsi que des bilatéraux (Danemark, Pays-Bas, Belgique et France), le PAMAC est devenu “le plus gros programme de conseil et de dépistage volontaire” du pays, selon ses initiateurs.

A travers les associations, le programme apporte ainsi son soutien à 17 centres de dépistage du pays, en formant du personnel et en assurant un “contrôle qualité” de ces centres, tant au niveau des tests que de l’accueil.

L’objectif du programme est aussi d’aider le milieu associatif à lever des fonds, a dit Simaga.

“C’est un très bon outil de mobilisation des ressources pour les communautés”, a-t-il estimé, précisant que depuis son lancement, le programme avait permis de collecter deux millions de dollars auprès de donateurs locaux.

De toute façon, a conclu Simaga, tant qu’on réussira à mobiliser des ressources, on continuera!”




[FIN]




 
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