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Mardi 27 décembre 2005
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AFRIQUE AUSTRALE: De nouvelles solutions sont nécessaires pour diminuer l’impact du VIH sur l’agriculture


[Cet article ne représente pas le point de vue des Nations Unies]



©  IRIN

On sait peu de choses sur l'impact du VIH sur les foyers ruraux

DURBAN, 27 avril (PLUSNEWS) - Deux ans après que l’explosion de la crise humanitaire en Afrique australe ait révélé le lien meurtrier qui existe entre la faim et le VIH/SIDA, on sait encore peu de choses sur l’impact actuel de l’épidémie sur les exploitations rurales.

Une conférence internationale de trois jours qui s’est tenue récemment à Durban, en Afrique du sud, a permis d’en savoir davantage. Organisée par l’Institut de recherche international sur les politiques alimentaires (IFPRI), la rencontre a permis aux décideurs, bailleurs de fonds et chercheurs de développer des stratégies pour mieux s’attaquer au VIH/SIDA et à la sécurité alimentaire.

“De nombreux travaux présentés (durant la conférence) nous obligent à regarder les choses différemment”, a dit à PlusNews Stuart Gillepsie, le directeur de la conférence et chercheur à l’IFPRI.

Ainsi le docteur Tony Barnett, de l’Université d’économie de Londres, s’est interrogé sur la manière dont on évaluait les conséquences de l’épidémie, demandant plus de preuves sur ses effets réels sur les systèmes agricoles.

Les résultats préliminaires de l’une des rares études transversales menée sur cette question a été présentée par Michael Drinkwater, de l’organisation Care International.

Conduite à dix ans d’intervalle sur des groupes vivant dans trois régions de Zambie, cette étude analyse l’impact du VIH/SIDA sur les foyers ruraux et nuance ses effets destructeurs. Selon Drinkwater, les relations entre les urbains et les ruraux ainsi que la position de la personne décédée dans le foyer conditionneraient l’impact de la maladie.

La méthodologie de ‘groupe’ utilisée dans l’étude a permis d’affiner l’analyse pour mieux comprendre comment le sexe, l’âge et le statut économique étaient affectés par l’épidémie, selon Drinkwater.

Le chercheur a souligné que les messages de prévention en milieu rural devraient prendre en compte sa spécificité. Ainsi, l’étude a révélé que les messages de “couple heureux” véhiculés par les campagnes de prévention destinées aux familles sont “totalement inappropriés en milieu rural”, où le mariage a une autre signification.

Selon cette étude, le VIH/SIDA ne peut être isolé des facteurs d’appauvrissement économique -- dans la plupart des cas, les maladies des animaux et les politiques nationales agricoles ont provoqué de plus grands chocs sur les exploitations rurales.

Cette conclusion a été confirmée par une étude de l’Université américaine du Michigan sur le sida et le secteur agricole en Afrique de l’est et australe, qui a également démontré que des facteurs tels que la prospérité du foyer, le sexe de la personne décédée et la capacité du ménage à attirer de nouveaux membres pouvaient nuancer l’impact du VIH.

Le professeur Thomas Jayne, de l’Université du Michigan, a noté qu’il était “difficile de demêler l’impact du sida de tout ce qui affecte l’agriculture”.

Le “boom du manioc” en Afrique australe est un cas typique : à cause du sida des cultures plus nutritives telles que les céréales ou les graines à huile ont été remplacées par des cultures plus pauvres en apport nutritionnel, comme le manioc.

Ces nouvelles formes de famine n’ont pas permis de prendre en compte les “changements majeurs des politiques agricoles… et plusieurs exploitations agricoles de la région se sont tournées vers la production de tubercules – tels que le manioc”, souligne le rapport.

Il affirme ainsi que “la pensée dominante qui encourage des cultures ou des pratiques agriculturales fondées sur le travail de l’homme devrait être nuancée, certaines technologies pouvant être utiles à certains foyers ou régions rurales”.

“Nous réalisons que nous sommes en train de marcher sur beaucoup de plate-bandes… Ces nouvelles informations impliquent que les programmes en cours doivent évoluer”, a dit Jayne à PlusNews.

L’idée selon laquelle le manioc “est une culture pauvre en nutriments” a aussi ignoré les comportements des agriculteurs, a signalé le docteur Linley Chiwona-Karltun, de l’Université de Suède.

Selon l’étude conduite par Karltun sur des communautés rurales du Malawi, les agriculteurs qui produisent du manioc n’utilisent pas seulement les racines mais toute la plante.

“Personne ne s’est intéressé à la manière dont les paysans utilisent cette soit-disant pauvre source en nutriments ni à la richesse de cette plante”, a dit Karltun.

La faim conduit également les foyers ruraux à avoir des rapports sexuels à risques pour survivre, ce que révèle une étude menée sur des petites unités agricoles dans trois villages du district de Lilongwe, au Malawi.

Les mois de soudure, avant les récoltes, les petits cultivateurs louent leur force de travail aux grandes exploitations contre de la nourriture ou de l’argent.

L’étude a montré que ces opportunités, appelées ‘ganyu’, sont de plus en plus difficiles à trouver et les femmes sont souvent obligées de s’aventurer dans les banlieues de Lilongwe, la capitale, pour travailler dans les usines, voire pour se prostituer.

Les pressions qui pèsent sur les familles qui abritent des patients en phase terminale sont telles que beaucoup de foyers très pauvres rejettent les personnes infectées, sans même s’en rendre compte.

Au dernier jour de la conférence, l’activiste Hans Binswanger a prévenu que le manque de preuves ne doit pas servir d’excuse pour ne pas concevoir des programmes efficaces.

“Bien sûr il y a des incertitudes mais elles ne doivent pas nous distraire : des choses évidentes doivent être réalisées”, a-t-il dit.

Binswanger a insisté sur le fait que les communautés doivent être intimement associées au développement de programmes ciblant le sida et la sécurité alimentaire. Pourtant, Gillespie, de l’IFPRI, a quant à lui affirmé qu’il n’existait pas assez d’actions “à grande échelle”.

“Nous ne sommes pas en train de dire que nous partons de zéro avec de nouveaux programmes”, a-t-il dit, ajoutant que des informations sur ce qu’il se passe au niveau des communautés étaient toujours nécessaires.

Les gouvernements pourraient aussi faire quelque chose d’aussi simple que de mettre leurs “lentilles VIH/SIDA” quand ils regardent les politiques agricoles en cours dans leurs pays.

[FIN]




 
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