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Vendredi 15 décembre 2006
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AFRIQUE AUSTRALE: Le VIH/SIDA trop peu couvert par les media - étude


[Cet article ne représente pas le point de vue des Nations Unies]



©  Gender Links

L'étude du projet MMP s'inquiète de la faible couverture du VIH/SIDA par les media

JOHANNESBOURG, 8 mai (PLUSNEWS) - La voix des personnes séropositives et les questions de genre en Afrique du Sud sont encore trop peu relayées par les media, a regretté une étude publiée mercredi dernier à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse.

En 2005, le projet Gender Links et Media Monitoring (MMP) a mené pendant un mois une étude intitulée ‘HIV and AIDS and Gender Baseline Study’ (Etude de base sur le VIH/SIDA et le genre) auprès de 118 agences de presse et portant sur 37 000 articles dans 11 pays de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC).

William Bird, directeur de MMP, qui a présenté les résultats de l’étude à Johannesburg, en Afrique du Sud, a indiqué à PlusNews qu’à peine trois pour cent des articles traitaient ou faisaient mention de l’épidémie.

«C’est au Lesotho que le VIH/SIDA est le mieux couvert par les media avec un taux de 19 pour cent, alors qu’à l’île Maurice seul un pour cent des media traitent de ce sujet», a-t-il souligné.

La situation est particulièrement inquiétante en Afrique du Sud, où seuls deux pour cent des articles traitent de la pandémie.

«Compte tenu de l’état actuel de l’épidémie [plus de 13 pour cent des Sud-Africains sont séropositifs], il est choquant que le sport et la politique soient plus couverts par les media que le VIH/SIDA», a estimé M. Bird.

Selon l’étude, entre 20 et 25 pour cent des media sud-africains sont dédiés aux sports et entre 15 et 20 pour cent à la vie politique, «alors que l’ensemble de la société est, d’une manière ou d’une autre, touché par le virus.»

Les gouvernements, les bailleurs de fonds internationaux et les organisations de la société civile, à l’image de Treatment Action Campaign, un groupe de pression sud-africain, se partagent l’attention médiatique.

«En Afrique du Sud, les personnes vivant avec le VIH/SIDA ne représentent que quatre pour cent des sources journalistiques, alors que les responsables du gouvernement ou d’organisations internationales constituent 42 pour cent des sources», a précisé M. Bird.

Cependant, l’étude a révélé que le langage et le style utilisés s’étaient améliorés au fil des ans. Ainsi, les articles stéréotypés sont plus rares et les journalistes font preuve de davantage de sensibilité.

En outre, 10 pour cent des articles traitant du VIH/SIDA sont des analyses, alors que seulement cinq pour cent des articles sur les questions d’actualité sont des analyses.

Selon l’étude – considérée comme étant la recherche la plus exhaustive menée dans la SADC - le Mail and Guardian, un hebdomadaire sud-africain, est le journal qui couvre le plus l’actualité relative au VIH/SIDA, contrairement au Rapport, le journal afrikaans du dimanche.

Parmi les journaux quotidiens, c’est le Sowetan qui publie le plus d’articles sur le VIH/SIDA. Thabo Leshilo, son éditeur, a reconnu que le VIH/SIDA était un sujet difficile à vendre.

«Peu importe la gravité de l’épidémie, c’est un sujet qui n’attire pas beaucoup de lecteurs lorsqu’il apparaît en première page», a-t-il expliqué à PlusNews. «Lorsque nous avons consacré la ‘Une’ au VIH/SIDA, seulement 16 OOO personnes ont acheté un numéro [alors que le Sowetan compte environ 1,2 millions de lecteurs quotidiens]».

Même si «le sport, les scandales des stars et la politique attirent beaucoup de lecteurs, nous [les media] devons faire preuve d’imagination pour permettre au VIH/SIDA de recevoir l’attention qu’il mérite », a ajouté M. Leshilo. «Notre rôle consiste également à éduquer le public.»

Gender Links et MMP espèrent encourager au moins 80 pour cent des agences de presse de la région à participer à des ateliers afin d’améliorer la couverture du VIH/SIDA.

L’étude en anglais

[FIN]




 
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