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Mercredi 22 février 2006
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MALAWI: La distribution des médicaments antirétroviraux a pris du retard


[Cet article ne représente pas le point de vue des Nations Unies]



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Les retards d'approvisionnement en ARV menacent la réussite du programme national de soins

JOHANNESBOURG, 25 mai (PLUSNEWS) - Un an après le lancement du programme de traitement du VIH/SIDA par les autorités malawites, le nombre de personnes qui attendent de le recevoir ne cesse de croître, engorgeant ainsi les hôpitaux.

Le gouvernement a lancé le programme de distribution gratuite d’antirétroviraux (ARV) dans les services de santé publique en mai 2004, dans le but de mettre sous traitement 44 000 personnes vivant avec le virus avant juin 2005.

Mais la mise en place du programme a connu des retards d'approvisionnement en ARV «allant jusqu'à huit mois», selon Victor Kamanga, chargé de projet du réseau malawite des personnes vivant avec le VIH/SIDA.

Ces retards ont obligé les personnes qui avaient besoin d’un traitement d’urgence à attendre longtemps avant d'accéder à ces médicaments qui permettent de prolonger la vie des personnes infectées par le virus.

Kamanga est tombé malade en novembre dernier. Son taux de lymphocytes CD4 étant trop bas, les médecins lui ont dit qu'il devait commencer un traitement ARV.

Les lymphocytes CD4 permettent d’évaluer la résistance du sytème immunitaire.

«Mais quand je me suis rendu à l'hôpital public en décembre, pour recevoir mon traitement, on m’a demandé de m'inscrire sur une liste d'attente qui datait déjà de six mois», a t-il dit à PlusNews.

«Un médecin privé m’a conseillé d'acheter les médicaments ARV parce que j'allais plutôt mal. Maintenant, j'ai repris mon travail, mais ceux qui n'ont pas les moyens de les acheter doivent se retrouver dans une situation très difficile», a souligné Kamanga.

Selon le docteur Tiwonge Loga, directrice exécutive de l'association nationale des personnes vivant avec le VIH/SIDA au Malawi, se tourner vers les médecins privés n'est «pas envisageable pour 90 pour cent des malawites», car c'est «extrêmement cher».

Les ruptures d'ARV dans le système de la santé publique signifient que ceux qui sont arrivés en phase de sida sont priés de «rentrer à la maison et d'attendre», a t-elle souligné.

Même les hôpitaux qui étaient prêts à commencer la distribution d’antirétroviraux «se sont assis pour attendre les ARV», a jouté Loga.

«Il n'y a pas longtemps, nous nous sommes rendus dans la région nord du pays pour assister à des rencontres», a raconté Kamanga. «C’est là que nous avons appris que l'hôpital Saint John, géré par la mission catholique, qui devait distribuer des ARV depuis juin dernier, n'avait toujours pas commencé. Chaque jour, on leur répète que les médicaments vont arriver».

Loga a averti que si le système d'approvisionnement ne s'améliorait pas, les ruptures et les retards ne seraient jamais résolus dans ce pays d'Afrique australe qui affiche un taux de prévalence de 14 pour cent, et où 150 000 patients ont besoin de traitement anti-rétroviral.

Tout en admettant que les autorités «espéraient les médicaments plus tôt», le docteur Erik Schouten, chef de la division VIH/SIDA au ministère de la santé, a dit que l'approvisionnement en ARV était «un problème complexe».

Il a souligné que seuls quelques centres de soins avaient encore des listes d'attente, et que ces dernières se résorberaient dans la mesure où de plus en plus de centres allaient commencer à recevoir leurs lots de médicaments avant la fin mai.

Le Malawi finance ses achats d’ARV grâce à une subvention de 20 millions de dollars du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qui stipule que le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef) se charge de la distribution des traitements.

Selon Schouten, le rôle de l’Unicef s’explique par le fait que le Malawi a des capacités limitées. «Il y a des sommes d'argent importantes en jeu, et beaucoup de médicaments» a t-il précisé.

Cependant, il serait «complètement injustifié», de pointer du doigt qui que se soit ou de désigner un seul responsable pour ces retards, car « plusieurs acteurs sont impliqués», a t-il souligné.

Par ailleurs, le Malawi «va recevoir un important stock de médicaments avant la fin du mois de mai», a dit Schouten à PlusNews, et les 59 centres de traitement devraient commencer la distribution d’ARV à partir du mois de juin.

Au Malawi, environ 19 000 personnes ont accès aux ARV à travers le système de santé public et les programmes de traitement initiés par des organisations humanitaires telles que Médecins sans frontières.

Dans le cadre de l'initiative 'Three by Five' de l'organisation mondiale de la santé (OMS), qui vise à mettre trois millions de personnes vivant avec le VIH dans les pays pauvres sous traitement avant fin 2005, le Malawi doit fournir des ARV à 80 000 personnes d’ici la fin de l’année.

Schouten a reconnu que «l'objectif ne [serait] pas atteint», en raison de l’arrivée tardive des médicaments mais aussi du manque critique de personnel qualifié dans le secteur de la santé.

[FIN]




 
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