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Mercredi 22 février 2006
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MOZAMBIQUE: Les travailleurs au premier rang de la lutte contre le VIH/SIDA


[Cet article ne représente pas le point de vue des Nations Unies]



©  IRIN

Depuis trois ans, la discrimination et le licenciement des travailleurs séropositifs sont illégaux au Mozambique

MAPUTO, 2 mai (PLUSNEWS) - Le rôle des travailleurs dans la lutte contre le VIH/SIDA a été mis en lumière à l’occasion des célébrations du 1er mai au Mozambique, un pays où 15 pour cent des moins de 50 ans sont infectés par le VIH.

L’organisation des travailleurs mozambicains (OTM), le principal syndicat du pays, s’est servi de la traditionnelle Fête du travail comme d’une plateforme pour la sensibilisation sur le VIH/SIDA dans les lieux de travail.

Joaquim Fanheiro, secrétaire général de l’OTM, a dit à PlusNews que la force de travail mozambicaine était durement éprouvée par le VIH. Les travailleurs de la classe d’âge la plus productive sont essentiels pour le développement du pays, mais ils sont décimés par la maladie.

Un million et demi de Mozambicains sont séropositifs et 14,9 pour cent de la tranche d’âge des 15 à 49 ans vivent avec le virus, selon les estimations officielles.

En 2002, le Mozambique a adopté une loi sur le VIH/SIDA dans les lieux de travail, rendant illégale la discrimination ou le licenciement des travailleurs sur des critères liés à leur statut sérologique.

Entre août 2001 et février 2005, le ministère de l’Industrie a mené un projet pilote de prévention du VIH dans 42 petites et moyennes entreprises des provinces de Maputo et Beira, sur la côte au sud du fleuve Zambèze, ainsi que Nampula et Tete, dans la moitié nord du pays. Ces quatre provinces enregistrent des taux de prévalence parmi les plus élevés du Mozambique.

Le projet a permis de sensibiliser quelque 2 300 employés sur les infections sexuellement transmissibles (IST) et le VIH/SIDA.

Au cours de sessions mensuelles de sensibilisation, les travailleurs ont reçu des informations sur la prévention du VIH, l’importance du conseil et du dépistage volontaire, de la vie en tant que séropositif, des antirétroviraux (ARV) ou encore de la stigmatisation.

Des pairs éducateurs ont été formés pour poursuivre la sensibilisation après la fin du projet.

A 23 ans, Eduardo Adolfo, serveur dans un restaurant de Maputo, la capitale, est l’un de ces pairs éducateurs.

Deux fois par mois, le propriétaire du restaurant où travaille Adolfo l’autorise, lui et les autres pairs éducateurs, à organiser des sessions de sensibilisation d’une heure pour des groupes d’employés.

Cependant, selon Adolfo, la plupart de ses collègues trouvent les sessions individuelles plus utiles.

“Les gens sont encore réticents à parler de certaines choses en groupe”, a dit Adolfo.

Quand le projet a été lancé, le propriétaire du restaurant a annoncé qu’il allait lui-même se faire dépister.

“Il a eu un rôle phare car après cela, environ la moitié des employés se sont faits dépister”, a dit Adolfo. “Je les accompagnais s’ils avaient besoin d’un soutien moral”.

“La question que la plupart de mes collègues me posent est de savoir ce qu’ils vont faire s’ils sont testés positifs, car les programmes de distibution gratuite d’ARV sont complets et ils ne peuvent pas s’acheter eux-mêmes ces médicaments”, a-t-il noté.

La plupart des collègues d’Adolfo gagnent le salaire mensuel minimum de 1,1 millions de Meticais (environ 55 dollars).

Environ 7 000 personnes vivant avec le VIH reçoivent un traitement ARV gratuit au Mozambique, via le système public de santé.

Même si ce chiffre constitue un succès majeur pour ce pays qui figure parmi les plus pauvres du monde, cela ne représente qu’une petite proportion des quelque 200 000 personnes qui auraient besoin de ces traitements.

“J’essaye de dire à mes collègues qu’ils devraient se concentrer sur comment vivre positivement plutôt que de voir les ARV comme l’unique solution”, a dit Adolfo.

L’un de ses anciens collègues ne peut plus travailler à cause d’une infection liée au VIH. Adolfo pense que cibler uniquement les travailleurs n’est pas suffisant. “Je voudrais travailler davantage avec les familles des employés, mais il n’y a pas de fonds pour cela”, a expliqué Adolfo.

[FIN]




 
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