CAMEROUN: Les personnes riches et instruites sont plus vulnérables au VIH -- EDS
[Cet article ne représente pas le point de vue des Nations Unies]
DAKAR, 23 août (PLUSNEWS) - Selon une nouvelle étude de démographie et de santé (EDS), que le ministère de la Santé vient de rendre publique, les populations les plus favorisées seraient les touchées par l’épidémie de VIH/SIDA au Cameroun.
L’EDS-III a établi que les personnes ayant été à l’école sont deux fois plus vulnérables au VIH/SIDA que celles qui n’ont aucune instruction : 3,4 pour cent des femmes non diplômées seraient infectées par le VIH, contre 7,2 et 8,2 pour cent des femmes ayant suivi les cycles du primaire et du secondaire, selon Maurice Feuzeu, du Comité national de lutte contre le sida (CNLS) cité par le quotidien Mutations de Yaoundé.
La même tendance est observée chez les hommes : alors que le taux de prévalence chez les plus instruits est de 4,3 pour cent, il n’est que de 2,7 pour cent chez ceux qui n'ont pas été à l’école. Autre révélation de l’étude, ce sont les couches sociales les plus riches qui sont les plus affectées par l’épidémie – le taux d’infection parmi les femmes ‘riches’ est, selon l’étude, de huit pour cent, contre 3,1 pour cent parmi les moins favorisées.
L’étude insiste également sur la hausse du taux de prévalence chez les jeunes filles de moins de 25 ans, de l’ordre de 12 pour cent, soit, a dit le rapport, "sept fois plus que les jeunes filles âgées de 15 à 17 ans (1,6 pour cent)". Pour M. Feuzeu, cité par le quotidien camerounais, “ces chiffres font craindre 8 500 naissances de bébés séropositifs [au terme] de l'année 2005?.
A partir des enquêtes menées auprès d’un échantillon de 11 556 personnes en 2004, l’EDS a conclu que le taux de prévalence national s’établissait à 5,5 pour cent de la population adulte, un chiffre nettement inférieur à celui de 11,8 pour cent estimé à partir des études sentinelles menées sur des femmes enceintes âgées de 15 à 49 ans.
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