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Mardi 21 février 2006
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NAMIBIE: L’accès difficile au traitement entrave la lutte contre la tuberculose


[Cet article ne représente pas le point de vue des Nations Unies]



©  Stop TB Partnership

Les patients deviennent résistants aux médicaments contre la tuberculose

WINDHOEK, 26 janvier (PLUSNEWS) - Malgré son statut de nation à revenu intermédiaire, la Namibie est un pays où la prévalence de la tuberculose, une maladie de la pauvreté, est élevée.

Selon Alfons Babie, responsable au sein du ministère de la Santé d’une nouvelle direction consacrée aux maladies particulières, les personnes atteintes de tuberculose ne peuvent avoir facilement accès au traitement en raison de la répartition inégale des centres sanitaires sur le territoire national.

En Namibie, seuls 64 pour cent des personnes atteintes de tuberculose bénéficient d’un traitement, alors que l’objectif fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est de 85 pour cent. Du coup, la tuberculose est l’une des maladies qui fait le plus de victimes en Namibie, a précisé M. Babie.

En outre, 40 pour cent des patients interrompent leur traitement avant le terme de six mois, et les autorités sanitaires ont noté l’émergence d’une épidémie de tuberculose multirésistante : privées de base de données électronique, les autorités sanitaires de Namibie n’ont pu suivre les patients qui ne venaient pas chercher leurs médicaments antituberculeux, a expliqué Alfons Babie.

En 1996, le gouvernement namibien a appliqué la stratégie DOTS (Directly Observed Treatment - Short Course - Traitement court observé) de l’OMS, qui inclue un traitement antituberculeux gratuit de six mois dans l’ensemble des hôpitaux publics.

La stratégie DOTS, qui consiste à suivre le patient jusqu’à la fin de son traitement, a été mise en place il y a neuf ans et a permis d’augmenter les taux de guérison des malades, selon l’OMS.

«Si les patients ne suivent pas le régime thérapeutique jusqu’au bout, ils doivent recommencer tout depuis le début, mais les bacilles de la tuberculose mutent et développent une résistance aux médicaments. Par conséquent, un nouveau traitement doit être mis au point», a commenté Kerstin van Wyk de l’ONG allemande Johanniter Hilfswerk, qui travaille auprès des personnes atteintes de tuberculose.

«Nous avons eu des cas où des patients avaient interrompu [leur traitement] deux ou trois fois. Nous avons dû prescrire à ces patients un nouveau traitement à chaque fois, car les bacilles de la tuberculose deviennent résistants aux anciens médicaments», a-t-elle ajouté.

Dans son dernier rapport annuel sur la région de Khomas, où est située la capitale Windhoek, le ministère de la Santé a indiqué que de nombreux patients avaient dû interrompre leur traitement car «ils étaient devenus trop malades et trop faibles pour se rendre à pied jusque dans un centre de santé, et ils n’avaient pas les moyens de prendre un taxi.»

Les San, qui vivent dans les régions les plus reculées du pays, sont l’une des communautés les plus touchées par la maladie.

Selon l’OMS, on compte en moyenne 676 cas de tuberculose pour 100 000 habitants en Namibie, l’un des pays du monde le plus affecté par cette pandémie.

L’année dernière, le gouvernement namibien a lancé la première initiative nationale de lutte contre la tuberculose ; il vient en outre d’obtenir l’accord du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme pour le financement d’un programme contre la pandémie, dans lequel est précisé que 50 pour cent des patients atteints de tuberculose sont également séropositifs. «Le sida aggrave les infections tuberculeuses», a expliqué Alfons Babie.

Dans un premier temps, les autorités recevront en janvier 143 OOO dollars américains du Fonds mondial, avant de démarrer un programme de cinq ans, subventionné à hauteur de 7,2 millions de dollars par l’institution internationale.

Ces fonds permettront d’améliorer l’accès au traitement en mettant en place la stratégie DOTS au sein des communautés, dans chacune des treize régions du pays, afin d’atteindre l’objectif des 85 pour cent avant la fin de l’année 2007. Enfin, les financements seront utilisés au contrôle des cas de résistance aux médicaments.

[FIN]




 
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