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AFRIQUE: De nouvelles promesses qui cachent un échec


[Cet article ne représente pas le point de vue des Nations Unies]



©  Pierre Holtz/IRIN

Le Nigeria consacre deux pour cent de son budget au secteur de la santé

ABUJA, 5 mai (PLUSNEWS) - Cinq ans après leur première déclaration d’intention, les Etats-membres de l’Union africaine ont réitéré jeudi leur promesse de consacrer 15 pour cent de leur budget à la santé, un engagement auquel la société civile a de plus en plus de mal à croire.

«Il est vraiment regrettable que la plupart des pays n’ait pas atteint cet objectif, c’est la preuve d’un manque d’engagement politique», a expliqué à PlusNews le docteur Tadinane Tall, directeur général du Conseil africain des organisations d'action contre le sida (Africaso).

«L’objectif fixé à 15 pour cent en 2001 était insuffisant pour relever le défi sanitaire auquel l’Afrique est confrontée, mais c’était un point de départ», a ajouté le docteur Tall, rejoint par de nombreux acteurs de la lutte contre le sida, scandalisés par les affaires de corruption et de mauvaise gestion des financements étrangers qui émaillent l’actualité du sida.

La société civile et les institutions internationales impliquées dans le financement de la lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme se sont retrouvées du 2 au 4 mai à Abuja, la capitale du Nigeria, pour réfléchir à la position de l’Afrique face aux défis de l’accès universel aux traitements, à la prévention et aux soins, fixés par les Nations unies pour 2010.

«La plupart des Etats africains ne prennent pas le secteur de la santé aussi sérieusement qu’ils le devraient. C’est la raison pour laquelle ils sont loin de l’objectif des 15 pour cent», a expliqué le professeur Richard Feachem, le directeur général du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, un organisme de financement créé par les Nations unies il y a quatre ans.

Se disant «peu satisfait» des résultats obtenus par le Nigeria dans sa lutte contre le VIH/SIDA, le Conseil d’administration du Fonds mondial a, suivant l’avis défavorable de son secrétariat, annulé fin avril deux subventions de cinq ans, d’un montant initial de près de 70 millions de dollars.

Le Nigeria fait partie, avec le Burundi et l’Ethiopie, des ‘plus mauvais élèves’ cités par l’Union africaine, avec respectivement quatre, trois et deux pour cent de leur budget annuel consacré au secteur de la santé.

Selon le programme commun des Nations unies sur le sida (Onusida), seuls six pays ont rempli l’objectif d’Abuja, dont le Botswana, le seul Etat-membre de l’Union africaine à avoir respecté ses engagements.

«En Afrique, en Inde et dans d’autres régions du monde, le secteur de la santé ne reçoit pas les aides financières qu’il mérite», a confirmé Peter Piot, le directeur exécutif d’Onusida.

Des activistes amers

Un constat qu’établit avec amertume la société civile africaine, particulièrement les associations nigérianes de défense des droits des personnes vivant avec le VIH/SIDA.

Ainsi, pour le docteur Pat Matemilola, responsable du Réseau national au Nigeria, le troisième pays le plus touché au monde en terme de personnes infectées, les gouvernements font des promesses sans s’assurer qu’ils peuvent effectivement les tenir.

«Faire des déclarations ne suffit pas : faute de financements, trop d’engagements n’ont pas pu se concrétiser, notamment dans le secteur de la santé et du VIH/SIDA», a regretté le docteur Matemilola.

Selon le professeur Feachem, du Fonds mondial, la faiblesse des allocations budgétaires est effectivement en cause.

«C’est la raison pour laquelle, dans leur nouvel engagement, les gouvernements doivent disposer d’allocations budgétaires en quantité suffisante afin de pouvoir lutter contre la propagation du VIH/SIDA sur le continent», a-t-il affirmé.

L’institution de financement qu’il dirige a ouvert fin avril le sixième cycle de financement des trois pandémies, demandant aux pays intéressés de soumettre leurs propositions avant le mois d’août.

Pourtant, le Fonds a admis ne pas disposer de l’ensemble des fonds nécessaires et a appelé les bailleurs à offrir de nouvelles ressources d’ici le mois de novembre, quand l’heure sera venue d’approuver les subventions.

Pour certains responsables d’associations de lutte contre le sida, les grands argentiers du monde industrialisé entretiendraient les difficultés auxquelles sont confrontés les gouvernements africains et leurs partenaires.

Les Etats s’avèreraient ainsi «incapables de résister aux pressions exercées par les établissements financiers internationaux qui leur demandent de réduire leurs dépenses du secteur social», a expliqué la coordinatrice régionale des programmes VIH/SIDA de l’organisation non-gouvernementale ActionAids International, Izediwa Derex-Briggs.

Ils «doivent être capables de dire non aux établissements financiers internationaux car il est inconcevable de privatiser la vie des hommes», a-t-elle ajouté, précisant que les conditions de remboursement des subventions étaient tellement défavorables qu’elles contraignaient de nombreux gouvernements à réduire leurs dépenses dans des domaines clé du développement, tels que la santé, l’éducation ou l’accès à l’eau.

[FIN]




 
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