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Mardi 27 décembre 2005
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LIBERIA: Des comportements à risque pour payer sa scolarité – étude


[Cet article ne représente pas le point de vue des Nations Unies]



©  Pierre Holtz/IRIN

Au Liberia, la plupart des écolières aurait recours à des relations sexuelles payantes pour financer leur scolarité

DAKAR, 7 septembre (PLUSNEWS) - Dans un pays ravagé par la guerre où le taux de prévalence du VIH est l’un des plus élevés d’Afrique de l’ouest, jusqu’à quatre écolières sur cinq auraient recours à des relations sexuelles payantes pour financer leur scolarité, selon une nouvelle étude.

«Dans la capitale Monrovia, entre 60 et 80 pour cent des adolescentes sont si déterminées à suivre une formation qu’elles sont prêtes à vendre le seul bien qu’elles possèdent – leur corps - pour la financer », a dit l’organisation britannique Save the Children dans un rapport publié lundi et intitulé ‘60 millions de filles’ (le nombre de filles qui n’auraient pas accès à l’éducation à travers le monde).

Quatorze années de guerre civile ont interrompu la scolarité de toute une génération de Libériens. De nombreux jeunes disent aujourd’hui que ce qu’ils souhaitent le plus après les élections présidentielles d’octobre, les premières depuis que le conflit a pris fin en août 2003, c’est d’avoir la chance de retourner à l’école.

Mais dans ce pays où le taux de chômage est estimé à 85 pour cent, envoyer un enfant à l’école coûte la moitié du revenu annuel moyen, estimé par la Banque mondiale à 115 dollars en 2003.

Pourtant, a souligné Save the Children dans son rapport, «l’éducation de base reste la principale arme contre le sida, dans la mesure où le sida est une infection que l’on peut prévenir et pour laquelle il n’existe pas de traitement curatif».

«Les filles qui ont reçu une éducation acquièrent les connaissances et la confiance en elles [nécessaires] pour se protéger du VIH et pour empêcher de transmettre le virus aux générations futures», a estimé l’organisation.

L’ampleur exacte de l’épidémie de VIH au Liberia est difficile à évaluer mais les humanitaires craignent qu’elle ne soit plus répandue que ce qu’indiquent les statistiques.

Selon le programme commun des Nations unies sur le sida, Onusida, le taux de prévalence parmi la population adulte serait de 5,9 pour cent, mais ce chiffre date de 2003. A l’époque, la guerre touchait à sa fin, et de violents combats rendaient encore inaccessible une grande partie du pays.

Selon Save the Children, les enquêteurs de l’organisation ne s’attendaient pas aux résultats qu’ils ont découverts en s’intéressant à la situation d’environ 300 jeunes écolières libériennes dans le cadre d’une étude générale sur l’éducation dans le monde.

Pourtant leur découverte ne constitue pas une surprise pour les responsables locaux de l’éducation.

«C’est une des conséquences de la guerre», a dit à PlusNews Erasmus Saydee, un enseignant de Monrovia. «En raison de la guerre, leurs parents se sont retrouvés sans emploi et la plupart d’entre eux ne peut pas payer les frais de scolarité de leurs enfants».

«C’est un problème très sérieux. Promenez-vous dans les rues le soir, autour des hôtels et des boîtes de nuit, et vous verrez traîner dans ces endroits des jeunes filles de quinze ans», a-t-il déclaré.

«Je rencontre souvent quelques-unes de ces jeunes filles le soir alors que je sais qu’elles devraient être en train d’étudier. Et lorsque je leur demande ce qu’elles font dans les rues à une heure si tardive, elles me répondent qu’elles se battent pour gagner de l’argent», a ajouté M. Saydee.

David Brent, directeur d’une autre école de la capitale, a admis que ce problème était réel.

«C’est très étrange dans notre système scolaire», a-t-il commenté. «Puisque les amants ou les petits amis paient leur scolarité, elles sont obligées de passer la soirée avec eux, ce qui les empêche de réviser leurs cours».

Felix Edwards, coordinateur pour l’éducation de Save the children au Liberia, a souligné mardi que les résultats de l’étude menée par son organisation étaient encore partiels, et que peu d’éléments étaient disponibles pour déterminer si ces écolières avaient des rapports sexuels protégés ou non.

Mais dans un pays qui sort péniblement de 14 ans de guerre civile et où les services de santé ont été détruits, la sensibilisation sur la prévention du VIH/SIDA et les moyens de s’en protéger ne sont pas encore considérés comme des priorités.

Les campagnes de sensibilisation sont rares et les préservatifs, lorsqu’ils sont disponibles, ne sont pas très demandés, particulièrement dans les provinces, ont constaté des humanitaires.

«MSF [Médecins sans frontières] distribue gratuitement des préservatifs, mais seuls cinq pour cent des gens environ les prennent», avait dit en juin à PlusNews Karolina Claesson, l’infirmière en chef de MSF-Belgique qui dirige l’hôpital de Zwedru, une petite ville de l’est du pays. «Et nous ne savons pas combien d’entre eux les utilisent ».

Ces comportements sont plus susceptibles d’évoluer si les filles sont éduquées, dans un pays où la stigmatisation liée à l’épidémie est encore très forte.

«Pour les filles et les femmes qui sont réticentes à parler ouvertement du sida, savoir lire devient une compétence qui peut leur sauver la vie en leur offrant le moyen d’apprendre sur les risques, la protection et les traitements [du VIH/SIDA]», a noté Save the Children.

[FIN]




 
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