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Mardi 27 décembre 2005
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RDC: Des résultats décisifs en matière de lutte contre la tuberculose


[Cet article ne représente pas le point de vue des Nations Unies]



©  David Hecht/IRIN

un quart des personnes atteintes par le bacille tuberculeux vit à Kinshasa, une mégapole qui affiche un taux d’infection au VIH/SIDA d’environ six à huit pour cent

DAKAR, 23 août (PLUSNEWS) - Depuis deux ans, grâce au renforcement du programme de lutte contre la tuberculose en République démocratique du Congo (RDC) plus de patients ont pu être identifiés et guéris, selon des acteurs de la lutte contre cette maladie qui se développe notamment sur des organismes affaiblis par le VIH/SIDA.

«Les résultats que nous avons obtenu sont au-dessus de nos objectifs, nous en sommes très satisfaits», a dit à PlusNews Romain Serigne, porte-parole pour les projets du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme au sein du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à Kinshasa, la capitale de la RDC.

Selon le Fonds mondial, 70 pour cent des nouveaux cas de tuberculose ont pu être dépistés - contre 53 pour cent avant le renforcement du programme --, et 80 pour cent d’entre eux parviennent à guérir, contre 70 pour cent auparavant.

Ces chiffres sont supérieurs aux objectifs que s’étaient fixées les autorités congolaises pour les deux premières années de ce projet, de 2003 à 2005. Fin juillet, au terme de la première phase, le Programme national de lutte contre la tuberculose (PNT) espérait identifier 60 pour cent des personnes infectées, et en guérir 75 pour cent.

«C’est l’action du PNT, combinée à l’apport des partenaires, qui a permis ces résultats», a expliqué le docteur Etienne Rushuru Bahati, le directeur du PNT.

Selon les spécialistes de la santé, un programme est considéré comme ‘bon’ si plus de 80 pour cent des patients suivent les traitements jusqu’à leur terme. Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l'objectif était d'arriver en 2005 à dépister 70 pour cent des nouveaux cas de tuberculose infectieuse et à guérir 85 pour cent des cas dépistés.

C’est également l’objectif du PNT en RDC. Selon le docteur Bahati, il sera possible d’obtenir un taux de guérison de 85 pour cent «d’ici un ou deux ans». La stabilisation de ce taux pendant cinq années devrait assurer le recul définitif de la maladie, a-t-il estimé.

Le PNT coordonne, au sein du gouvernement congolais, la mise en place et le déroulement du programme. Grâce aux bons résultats obtenus au terme de la première phase, une seconde et dernière phase d’une année a pu démarrer au début du mois d’août.

Le Fonds mondial a accordé près de 6,5 millions de dollars pour deux ans aux autorités de Kinshasa pour prendre en charge gratuitement les patients atteints de tuberculose. Cette maladie extrêmement contagieuse est endémique en RDC, le quatrième pays africain le plus touché.

Selon le docteur Bahati, le pays connaît une prévalence de 600 personnes infectées par la tuberculose pour 100 000 habitants, soit un taux de 0,6 pour cent.

Tuberculose et VIH, une association meutrière

La tuberculose est aujourd’hui la maladie infectieuse curable qui fait le plus de victimes parmi les sujets séropositifs dont le système immunitaire est affaibli par le VIH. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le VIH et la tuberculose, qui accélèrent mutuellement leur progression, forment une association meurtrière, notamment en Afrique de l’Ouest, l’une des régions du monde où les cas de co-infection sont en constante augmentation.

Alors que la prévalence mondiale de la tuberculose a reculé de plus de 20 pour cent depuis 1990 et qu’elle est en baisse ou stable dans cinq des six régions du monde, la situation sur le continent africain est en revanche “alarmante”, selon l’OMS.

L’agence des Nations Unies estime que les taux d'incidence de la tuberculose ont triplé depuis 1990 dans les pays où la prévalence du VIH est élevée et continuent de progresser sur l'ensemble du continent à un rythme annuel de trois à quatre pour cent.

Pour les autorités congolaises, il est désormais nécessaire de dépister les deux maladies pour identifier les co-infections et guérir les patients atteints de tuberculose.

La stratégie du ‘traitement court observé’ (DOTS, en anglais), qui consiste à suivre le patient jusqu’à la fin de son traitement, a déjà permis d’augmenter les taux de guérison des personnes atteintes de tuberculose.

D’une durée de huit mois actuellement, le traitement ne devrait pas dépasser six mois à partir de 2006, ce qui, selon le docteur Bahati, permettra de sauver plus de vies.

Selon des spécialistes de la tuberculose, en effet, la stratégie DOTS s’avère être pénible pour les personnes vivant avec le sida, qui doivent suivre des traitements antirétroviraux à vie. Dans un pays très touché par les co-infections, comme le Nigeria, faute de suivi des traitements le taux de réussite ne dépasse pas 60 pour cent, selon l’OMS.

En RDC, environ 21 pour cent des patients souffrant de tuberculose sont séropositifs selon le docteur Bahati, qui évoque une population particulièrement à risque entre 15 et 60 ans, en milieu urbain.

Pourtant, il ne peut que conseiller à ses malades, qui sont d’abord soignés pour la tuberculose, de faire volontairement le test de dépistage du VIH.

«Les deux maladies sont tellement liées que nous allons nous lancer dans la prévention de la co-infection», a quant à lui affirmé le docteur Gérard Kaboto, de la Ligue nationale antituberculeuse et antilépreuse du Congo (LNAC), un des partenaires du Fonds mondial dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme de lutte contre la tuberculose.

Mais pour l’instant, la lutte contre la co-infection tuberculose-VIH/SIDA est embryonnaire en RDC.

Les obstacles sont nombreux

Selon le docteur Pamphile Lubamba-Ngimbi, responsable du programme au sein de la Fondation Damien, une organisation non-gouvernementale belge partenaire du Fond mondial, les ARV ne sont disponibles qu’en « quantité ridicule » auprès du Programme national de lutte contre le sida, qui possède le monopole de leur distribution à travers le pays.

Moins de un pour cent des personnes qui vivent avec le VIH/SIDA reçoivent un traitement ARV en RDC. Selon le docteur Jacques Kokolomani, qui dirige le programme national de lutte contre le sida, près de trois millions de personnes, sur une population totale de 58 millions, vivraient avec le VIH en RDC, soit un taux d’infection de cinq pour cent.

A l’occasion de la journée mondiale contre la tuberculose, le 24 mars dernier, l’OMS avait tiré la sonnette d’alarme, affirmant que le sida ne pourrait être vaincu si “nous ne nous attaquons pas aussi à la tuberculose. Il est grand temps de passer de la parole aux actes en Afrique et de lutter conjointement contre les deux épidémies”.

En RDC, un quart des personnes atteintes par le bacille tuberculeux vit à Kinshasa, une mégapole qui affiche un taux d’infection au VIH/SIDA d’environ six à huit pour cent, bien au-dessus de la moyenne nationale, estimée à 4,5 pour cent de la population adulte.

Environ six millions de personnes habitent dans la capitale, soit 10 pour cent de la population de la RDC.

«Les conséquences de ces deux maladies pour le pays sont considérables», a expliqué le docteur Bahati, puisqu’elles contribuent à l’appauvrissement d’une partie de la population active qui ne peut participer efficacement à la vie économique du pays.

Et la RDC cumule les handicaps.

La stigmatisation des populations atteintes de tuberculose et infectées par le VIH est l’une des principales difficultés rencontrées par les acteurs de la lutte contre ces épidémies. Selon M. Kaboto, nombreux sont ceux qui pensent que «manger avec un tuberculeux favorise la contamination».

De même, selon le docteur Lubamba-Ngimbi, «les malades ont honte de se présenter» dans les structures de dépistage que ce soit du VIH ou de la tuberculose, rendant essentiel le travail de communication et d’information effectué par la LNAC, qui utilise des supports visuels, comme des boîtes à image, des dépliants et des panneaux géants pour sensibiliser la population.

La Ligue cherche également à atteindre un plus large public via la diffusion de messages de prévention à la radio et à la télévision. Elle collabore également avec des associations communautaires, selon son responsable.

Pourtant, faute d’infrastructures routières et hospitalières dans un pays aussi grand que l’Europe, en proie à des conflits larvés menés par des milices armées dans sa partie est, le PNT n’atteint que 75 pour cent des habitants de RDC.

[FIN]




 
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